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  • Sarah
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Samedi 2 juin 2012 6 02 /06 /Juin /2012 11:56

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Mercredi 30 mai 2012 3 30 /05 /Mai /2012 20:33

Des ombres dansent sur les murs. Elles me narguent dans leur silence comme si elles savaient quelque chose que j’ignorais. Entre un rire, et une évidence qui s’accroche sur l’écorce des galets…

Les jeux sont faits.

 

Des nénuphars tapissent les rêves et j’imagine des milliers de ronds dans l’eau dessiner des visages à fleurs des pavés, sur les étangs qui se moquent bien de ces passants perdus qui aiment à verser pour un vœu, la confession d’un vague à l’âme.

 

…Les hémisphères se sont dissouts dans ton regard….

…Marcher, crever, s’avouer et oublier…

 

Lis dans mes pensées et n’attends pas un signe, comme une promesse gravée sur nos sommeils.

Se confondre dans ton ombre et savoir quand tu as froid.

Et sans un mot, te connaître depuis des siècles.

 

Un goût de sang sur les lèvres

Le prix du souvenir.

 


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Vendredi 25 mai 2012 5 25 /05 /Mai /2012 18:13

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Vendredi 25 mai 2012 5 25 /05 /Mai /2012 17:51

Je tourne en rond dans les boulevards, je tourne en rond.
On peut lire sur les pavés quelques pensées perdues :

« Changez de trottoir ou crevez dans le noir. »
« Les sentiments, il n’y a rien de plus volatile »
« Dis, comment on fait pour être heureux »
« 2 achetés, le 3ème gratuit »
« Je m’appelle Henri »

Ma diva. Belle urbaine où ton souffle s’étend
Des matins belliqueux jusqu’aux soirs carillons,
Je te suis du regard comme une enfant. Jalouse
De ces passants véreux qui t’écorchent des lèvres.

Sur les gravas pilés de ces ciels anémiques…
Ça ne veut plus rien dire.
Les pas s’effacent déjà sur les grandes colonnades que nos yeux d’enfants rêveurs admiraient dans un silence innocent.

L’innocence est partie, le silence est resté.
Et les mots défilent sous l’obscur zénithale, comme des guirlandes qui auraient perdu leur éclat.
Trop tôt.

Maximiser l’enchère à moindre coût.
Dériver la contrainte budgétaire pour connaître l’optimum.
Douce évidence.
(De Pareto ?)
Non, jeux de fonctions, rien de plus.
Une faille au modèle. Une variable exogène qui fout en l’air tous les dilemmes des prisonniers :
Nous.
Bienvenue sur le grand échiquier.

Silence.

« Achevez-moi de vos archets
Quand grincera le soir usé
Je veux sentir le bois pâlir
De vos accords désincarnés. »


La nuit tombe. Mais pas d’étoile dans le ciel.
Paris n’en a pas besoin, elle se les invente au sommet des barreaux de fer qui à chaque crépuscule renaissent.
C’est son privilège.
D’être.
Ce qu'elle est.

« Un double-tour sur nos ardeurs
Et c’est le vent qui se fait prêtre
Pour nous jurer l’éternité. »


Des lampions qui dansent sous les fenêtres. Et des pions qui passent de mur en mur.
Ma belle urbaine.
Je connais tes ruelles ruisselantes de ces pluies salvatrices.


« Je me souviens d’un jour qui n’est pas encore né »

Combien de vers pour te bâtir un pont.
Combien de temps pour se souvenir qu’ils ont eu le mérite d’avoir vécu. Oui, vécu.
Cette audace inespérée de vouloir absolument tout.
Ou d’en mourir.
Loin de cette masse informe où l’art du bon goût se modèle entre les mains de quelques-uns.
Combien de pas sur les pavés glacés pour que leurs noms réapparaissent.

Peut-être bien des milliers,…des milliards…

Ligne 4
L’incandescence est terne et s’érode en silence.
Ligne 13
Fumer tue.
Vivre aussi.
Ligne 9
Les Nations de mes vers sont pétries d’inconstance
Et je louvoie à l’encre un monticule en ambre.

Une autre pensée sur les métros caviardés :

« Je suis fiévreuse.
Fiévreuse d’un monde amputé de ses jours. »




-Epilogue-

Avril 2018, Pont des arts, 18h30. Je t’attendrai.

Et quand tu t'en viendras, des tempêtes de mots s’élèveront sur tous les murs, sur tous les toits, sur toutes les lèvres, comme une évidence retrouvée.

Et je saurai te reconnaître.

«Car si le soleil meurt, je t’avouerai mes fautes »

Je tourne en rond dans les boulevards, je tourne en rond.
On peut lire sur les pavés quelques pensées vendues dans ces brocantes de bas quartiers.

« Si ce n’était pas lui, si ce n’était pas nous»
« Regarde, dame Eiffel scintille. »
« Je n’aurais de répit qu’à l’ombre des grands soirs »
« Il pleut, il faut rentrer »
« J’ai vu dans cet enfer les mosaïques rouges
Comme trois points de rêve oubliés sur la terre »

« A14 en travaux »
« Ne m’oublie pas »
« Comme un tango à l’apogée de transparence »
« Où s'en vont les mirages quand ils n'existent plus »
« Oublie-moi »
«RER A, incendie volontaire à Châtelet»
« Au revoir, adieu, quelle différence. »

Sur les quais de Seine, une dernière pensée pèse sur les remous du fleuve.
Je crois la reconnaître…

« Elle s’appelait Poésie et autrefois son empire s’étendait bien au-delà des cœurs brisés. Ce n’était pas une idée faîte d’eau claire et chatoyante, ce n’était pas non plus une panacée de cent printemps fleuris. Non, c’était un bataillon de lettres noires et virulentes prêtes à se répandre sur tous les enfers du monde.»


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Vendredi 25 mai 2012 5 25 /05 /Mai /2012 17:43

Test de reconnaissance.
Sujet # 3675
Entrevue réussie : socialement apte.
Remarque : Motivations mensongères, à surveiller de près.

--

Il pleut des fers à repasser des pullovers en été.
Quoi, c’est pas assez clair et pas assez fluide ?
Désolée, plus de stock en réserve, faudra s'en contenter.

Je fais des toupies avec tes enjoliveurs et je les ficelle entre-eux en un long accordéon que j’accrocherai entre deux lampadaires et on fera l’amour sous leur grincement pneumatique.

Au temps du Rhum antique.

Puis on rasera les murs de nos peaux sans armure, on les imprégnera de nos chairs sans oripeau, de nos charbons sans roue, de nos fards d'eau sans dos, à l’heure où la vraie vie commence, au rythme des nuées de buées qui décolleront des lacs.


Je me suis noyée dans cette ivresse.


Soule-moi d’imposture mon amour, je couperai tes coutures et je t’arracherai tes chaînes, j’en creuserai la terre à en perdre les doigts et je t’avouerai tout, tout.


On fera des sauts à l’élastique du haut des trottoirs et on fera d’une étincelle un horizon de souffre brulant comme un iceberg sous les regards des landes.


Comme une évidence à cru, aux portes de l'indécence.

--

Remarque post test : Haute tension artérielle, un poumon perforé, des souvenirs brouillés.
Conclusion du rapport : pastille rouge, sujet dangereux.


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